Des actes de cruauté filmés dans un abattoir bio

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Quelques mois seulement après le scandale de l’abattoir d’Alès, une poignée de petites raclures remet le couvert dans un abattoir bio en filmant et en diffusant sur le net des vidéos montrant des actes de violence gratuite envers des moutons. Ces scènes de cruauté perpétrées « dans la rigolade » par les employés de l’établissement suscitent déjà l’indignation des associations de protection animale.

Vidéo abattoir animaux

Je suis très en colère

Vous pensiez que la viande bio était issue d’animaux tués « humainement » ? Dommage. Et même si on exclut de l’équation ces abrutis (que j’enverrai sans hésiter au hachoir à la place des moutons), il reste un processus de transformation absolument infâme et un gaspillage abominable au bout de la chaîne alimentaire des êtres humains.

Végétarienne convaincue depuis plus de 10 ans (et en excellente santé !), j’invite les 1,6 millions de personnes qui ont visionné la vidéo de ces maltraitances à se sortir les doigts des oreilles et à guetter avec moi l’écho politique qu’aura cette affaire, c’est-à-dire nada.

Comment arrêter le massacre ?

Les abattoirs n’existent que parce que vous en consommez la viande. Si vous avez été touché(e) par ces horreurs, c’est très simple : arrêtez d’être complice de ces industriels sous-développés qui pourrissent la planète et les valeurs de notre espèce. Faites comme moi : mangez des légumes, ça rend humain !

3 réflexions au sujet de « Des actes de cruauté filmés dans un abattoir bio »

  • Que ce soit bio ou non, il est éthiquement injuste de continuer l’élevage et l’exploitation d’êtres pouvant ressentir joie et souffrance… alors que c’est loin d’être une nécessité pour nous ! (ce n’est malheureusement que pour le « plaisir gustatif » ou le confort ou pour tout autre argument immoral et infondé -comme dire que c’est la tradition par exemple, alors que les choses changent et heureusement sinon la société n’aurait pas progressé). L’abattoir peut être bio ou « humain » ou qu’importe : aucun animal ne souhaiterait qu’on le fasse naître juste pour le tuer à une date précise et sans lui laisser la moindre chance de fuite. Ne tapons sur personne : faisons changer (et appliquer) les lois et la conscience des gens suivra. Même si toutes ces vidéos n’ont malheureusement aucun impact majeur dans la sphère politique, cela fait bouger un peu les consciences… et s’ajoute aux polémiques de plus en plus nombreuses sur la « souffrance animale ».

    C’est le premier commentaire que je laisse ici alors j’en profite pour dire cela : merci Catoune pour tout le boulot de dessin et de veille (politique/médiatique) que tu fais, c’est un plaisir de suivre ton site !

  • Je comprends votre indignation, et partage la mise en question de la consommation de viande. Il est nutritionnellement possible, et éthiquement souhaitable, d’être végétarien.

    Cela étant, attention à ne pas se tromper d’adversaire, et à éviter les confusions. Les pratiques montrées dans cette vidéo ne concerne absolument pas des animaux bio, et ne peuvent certainement pas en concerner ! En l’affaire, L214 frise la manipulation (ils ont cherché à faire le buzz, et savait qu’en amalgamant avec la bio, ça marcherait).

    Cet abattoir est seulement « certifié bio », c’est-à-dire… qu’il PEUT, occasionnellement, servir à abattre des animaux bio (en l’occurrence, moins de 5% de son activité !). Eh oui, comme la bio est ultra-minoritaire, il ne peut pas exister d’abattoirs dédiés spécifiquement à la bio, et il faut bien que les éleveurs bio cherchent à faire agréer des abattoirs existants… comme celui-là. Pour cela, il faut le faire certifier, c’est-à-dire le faire prouver qu’il peut assurer des « séquences bio » séparées de son activité habituelle, sans risque de mélange entre filières. C’est tout ce qu’assure la « certification bio » pour un abattoir (alors qu’elle assure, bien sûr, énormément de pratiques plus respectueuses à l’échelle des éleveurs).

    Or, les « séquences bio » de ce genre d’abattoir sont ultra-contrôlées et ultra-surveillées. D’une part, lors de ces séquences, un contrôleur peut passer à tout moment, et le personnel ne va donc pas prendre le risque d’agir comme sur la vidéo. D’autre part, lors de ces séquences (un jour par mois environ, en général le lundi ce qui permet d’être sûr que l’abattoir a bien été nettoyé auparavant et qu’il n’y aura pas de contamination), des éleveurs bio sont toujours présents – car les groupements d’éleveurs bio sont très suspicieux à l’égard de ces outils industriels mixtes, et en outre beaucoup d’éleveurs bio aiment bien « suivre » leurs animaux jusqu’au bout, car ils sont sincèrement soucieux des conditions du transport et d’un abattage qui ne soit pas barbare.

    Il est donc totalement impossible, mais vraiment IMPOSSIBLE d’assister à des gestes comme ceux de la vidéo, lors des très rares jours d’abattages « en bio » de cet abattoir.

    Certes, il est techniquement exact de noter que cet abattoir est « certifié bio ». Mais les pratiques montrées n’ont RIEN à voir avec l’abattage bio. Et mettre en avant cette certification virtuelle (= virtuelle puisqu’elle n’est pas en jeu ici), c’est exactement comme si, lorsque l’on dénonce un licenciement abusif dans un supermarché, on mettait en avant le fait que ledit supermarché a un rayon bio. Non, il n’y a aucun rapport entre le fait qu’un supermarché ou un abattoir soient gérés par des salauds, et le fait qu’ils aient, comme tout le monde maintenant, une toute petite activité bio marginale. Car à ce titre, puisque tous les magasins alimentaires et tous les outils industriels agro-alimentaires ont quelques pourcents de bio, on va maintenant accuser la bio dès qu’il se passe quoi que ce soit dans les filières alimentaires ? C’est absurde, et c’est extrêmement violent à l’égard des bio.

    Alors, bien sûr, dénonçons ces pratiques atroces, luttons pour que ce qui est montré dans la vidéo soit sévèrement réprimé, car c’est inadmissible et abject. C’est, au sens propre, intolérable. Mais tapons sur les responsables, pas sur ceux qui n’y sont pour rien !

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