Comment je me retrouve à faire la couverture du livre politique de Christine Boutin malgré moi…

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Les Insolences de Christine Boutin

Promo du livre sur le plateau du Grand Journal

Les insolences de Christine Boutin

Vous avez déjà vu et vous verrez probablement encore mes dessins (dont la couverture) dans le nouveau livre de campagne politique de Christine Boutin : Les insolences de Christine Boutin, aux éditions Jacques Marie Laffont. Un seul mot me vient à la bouche : WTF ?!

J’ai été contactée l’été dernier dans un premier temps, puis en automne pour créer des caricatures sur la présidente du Parti Chrétien-Démocrate (PCD). Voici le brief initial que j’ai reçu au début du projet :

09/07/2015
collectioninsolence@gmail.com

« Le livre que nous souhaitons faire sera intitulé Insolence. Il s’agira d’un recueil de billets d’humeur insolents à propos des politiques en général. Au niveau de la circulation : Insolence sera imprimé entre 1500 et 2000 exemplaires en langue française. La diffusion sera assurée au niveau national, et ce livre se fera uniquement sous format papier. Votre dessin sera reproduit à l’intérieur, à hauteur d’un quart de page (ou éventuellement d’une demie). »

J’ai envoyé un premier dessin, que j’avais publié il y a quelques années sur ce blog, et les éditeurs m’ont proposé d’en produire 12 nouveaux pour illustrer l’ouvrage. Fin d’année 2015, ils me proposent de créer la couverture du livre pour la coquette somme de… 100 euros. #Richesse #Allégresse #CompteEnSuisse Je travaille plusieurs semaine sur le projet et finis par leur envoyer mes factures en novembre. Or, je n’ai touché aucune rémunération depuis cette date, malgré mes nombreuses relances.

Un livre de caricatures politiques

Quelle n’est pas ma surprise hier quand je découvre que :
  • l’ouvrage est déjà en librairie ;
  • l’angle traité est radicalement différent (je vous laisse vous délecter de la 4e de couverture) ;
  • la couverture n’est pas signée ;
  • il s’agit clairement d’un livre de campagne politique pour 2017.
Si on résume : non seulement Christine Boutin et ses éditeurs ont utilisé mes dessins à des fins complètement différentes de ce qui m’avait été présenté à l’origine (… vous m’imaginez sérieusement accepter de faire la couverture de ce livre ?!), mais ils ont aussi zappé de passer à la caisse.
Résultat :
  1. ils grillent ma crédibilité en tant que dessinatrice indépendante ;
  2. ils vont se faire du fric sur mon dos et ne daignent même pas payer les sommes ridicules qu’ils me doivent.

C’est pourquoi je demande à tous les artistes qui ont participé à cet ouvrage de me contacter. Ensemble, nous pouvons démonter la supercherie de cette femme qui se présente comme « honnête et droite » et mettre en lumière les pratiques scandaleuses de cette maison d’édition !

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La vidéo complète :

Voici également des extraits de l’article du Fiagro de Tristan Qiunault Maupoil, où Christine Boutin réaffirme son mépris pour les dessinateurs de presse :
 
Christine Boutin confie sa difficulté à sélectionner les caricatures car « certaines sont salaces, à la limite d’être abjectes ».

Au fil des pages, les illustrations sont accompagnées d’une explication. La très pieuse Christine Boutin revient ainsi sur ses déclarations autour de la sexualité: « J’ai pu parfois, de manière brutale dire tout le respect que j’ai pour l’amour charnel. Cela a surpris d’autant que, dans la pensée unique, une catholique pratiquante ne pouvait vivre qu’avec une ceinture de chasteté ». « Comme vous vous trompez ! Je vais même en remettre une couche : cette expression physique de l’amour est d’une beauté telle qu’elle relève pour moi du mystère ».

Et les railleries sur les réseaux sociaux quant à son mariage avec son cousin germain sont évoquées : « Cela m’a parfois terriblement blessée. (…) J’ai été meurtrie car derrière ces attaques, on laissait poindre l’inceste. La Boutin, incestueuse ! Vous vous rendez compte ? Moi qui défends les valeurs de l’amour et de la famille, cela aurait dû me tuer. Eh bien c’est raté. Qu’on se rassure: le mariage entre cousins germains est légal, autorisé par l’Église catholique, et figurez-vous que mes enfants ont même une intelligence normale ».

89 réflexions au sujet de « Comment je me retrouve à faire la couverture du livre politique de Christine Boutin malgré moi… »

  • Même s’il n’y a pas de contrat ces oeuvres vous appartiennent et ont été utilisées.

    Voici les deux angles que je vois (la réponse que la partie adverse peut donner).
    Si elles ont été utilisées avec votre consentement elles doivent respecter les conditions définies (l’objectif et l’usage qui a été défini pour ces oeuvres) ainsi que la somme dûe.

    Si elles ont été utilisées sans votre consentement ça va être encore plus simple de demander des dommages et intérêts.

    Quoi qu’il arrive, je ne connais pas le système français mais ça ne me semble pas fantastique à défendre et un cas plutôt simple d’école… 🙂

    Bonne chance

    • Jacques-Marie Laffont et sa boîte Hoche communication (qui appartient au groupe Révolution 9 dit R9) n’a pas l’habitude de payer ses fournisseurs, auteurs, graphistes, correcteurs. Ce type est un margoulin, R9 a des méthodes de voyou. Des procédures sont en cours contre ces gens-là pour les mettre hors d’état de nuire.

  • De tout cœur avec vous et votre mouvement.

    Vous laissez pas faire, d’une manière ou d’une autre.
    Enfin, de la manière que vous voulez.

    Vous laissez pas pourrir l’esprit et la volonté par tous les trolls venus se masturber dans tous les commentaires de tous les textes traitant de votre problème (« moui faut faire ci, faut faire ça, moui en fait cédsafote, ouais moi je euh hein j’aurais pas fait ça hein, ouaais t’y connais rien en droit, moi j’y connais je suis éditeur, moi je suis illustrateur j’y connais tout moi, pas toi, moi je suis avocat, moi je suis ta mère, hein, heeeeinnnnn »).

    Intelligence vaincra pendant que Boutin et les éditeurs cryptofafs engrangent du karma négatif. Finalement, le tableau n’est pas si apocalyptique.

  • Bon, je n’y connais rien, je n’ai pas d’information intéressante à donner, mais je veux juste exprimer toute ma compassion et mon amitié à l’auteure. Se sentir lésé.e et dépossédé.e de son travail, c’est naze. Donc j’envoie des caisses de courage.

  • Cher Catoune, vous n’êtes en aucun cas responsable, vous vous êtes fait avoir par des escrocs, point barre. Pour ce qui est du communiqué de tous les dessinateurs, de la contre-attaque médiatique, à mon avis c’est du temps et de l’énergie perdue, si je peux me permettre. Ce qui est important c’est de faire reconnaître la contrefaçon (c’est le terme juridique de ce qui vous est arrivé). Pour cela il vous suffit, dans un premier temps, d’acheter le livre et de garder le ticket de caisse. Et si possible de faire une photo de la pile de livres chez un libraire. Puis, en effet, de contacter un avocat spécialisé, plutôt via les sociétés de gestion de droits (SGDL, Scam etc…). Surtout n’essayez pas d’entraver la vente du livre ou de le faire interdire : plus le livre se vendra et plus le préjudice sera grand ! (et plus vous pourrez demander une somme élevée…). Imprimez aussi tous les échanges d’e-mail que vous avez eu avec l’éditeur, si votre messagerie plante, vous aurez des traces. Quoi qu’il en soit, bon courage, vous êtes dans votre bon droit et n’importe quel tribunal le reconnaîtra. Mais attention au faux pas intempestif, c’est souvent le premier (mauvais) réflexe de tous les auteurs bernés.

      • Bonjour Catoune, Je suis impressionné par le nombre de bons conseilleurs qui viennent à votre chevet :-)), dont je fais évidemment partie. Connaissant (bien) votre escroc, je sais que même si vous arrivez à le faire condamner, vous aurez davantage dépensé en énergie et en frais divers que ce que vous êtes susceptible de récupérer. Si vous avez des amis musclés, genre Corses puisque les Yougoslaves ont disparu, vous auriez une belle occasion de croquer une nouvelle caricature de l’escroc en train de discuter le bout de gras, entre hommes, et non sur un plateau de télévision. Enfin moi, ce que j’en dis 🙂

  • Bonjour,
    je suis libraire et pour ma part j’ai eu la désagréable surprise d’en recevoir 5 exemplaires (à payer, bien entendu) sans en avoir commandé un seul…
    Amis illustrateurs, soyez assurés de notre soutien : le livre part de suite au retour ! Hors de question de cautionner tout ça.

  • Bonjour Catoune,
    Je suis avocat. Votre histoire m’a sidérée. Je peux si vous le souhaiter vous donner quelques premiers conseils pour vous aider, à titre gracieux. Je vous ai envoyé un mail si besoin. Ne vous laissez pas faire !

    • Maître,
      Permettez-moi de vous expliquer : l’éditeur, le ci-devant JML a une idée lumineuse l’été dernier au bord de sa piscine à Aubagne. Proposer à Christine Boutin de publier un livre où elle commente les caricatures (un thème porteur depuis Mahomet !) qui ont été faites sur elle. « Idée géniale », s’exclame la femme de l’éditeur, qui est à Frigide Barjot ce qu’Eric Zemmour (même promotion Sciences Po) est à Alain Finkielkraut : un paroxysme ! Bref, on décide de solliciter des caricaturistes, sans évidemment leur révéler que leur travail sera publié dans un ouvrage signé de celle qu’ils caricaturent. Car là est le génie marketing de JML qui autrefois publia Gilbert Collard, bien qu’il se proclame (encore) de gauche ! La belle affaire ! Le livre sorti, le scandale est révélé en direct sur Canal + aux caricaturistes médusés, avec ou sans la complicité des commentateurs salariés de M. Bolloré. Est-ce ce magnat qui a souhaité que soient invités ce soir-là Madame Boutin et son sulfureux et très cathodique éditeur ?(lui cathodique, sa femme catholique, un duo d’enfer) En tout état de cause, le lancement est réussi, même Libé en fait une tonne, tout comme le Figaro. Et JML s’amuse : il a renvoyé tous ces enf…… dos à dos. Qu’ils se débrouillent maintenant, ce n’est plus son problème, de toute façon il ne paie ni ses dettes ni ses condamnations. Bon courage, Maître.

    • Un point m’interpelle dans la présentation de la collection par l’éditeur : « La collection « Insolences » met l’humour au centre de la réflexion en confrontant deux points de vue qui se répondent en porte-à-faux. L’un des points de vue peut être sérieux et informatif et l’autre, par le biais de dessins ou de caricatures, en prend le contre-pied. »
      … « un livre confrontant deux points de vue qui se répondent », cela présente très clairement le ou les caricaturiste(s) au même niveau, donc au même titre que Boutin : très clairement co-auteur(s) du livre.
      Ce serait moi, je réclamerais donc les mêmes droits d’auteur :), sans préjudice des dommages et intérêts pour la tromperie manifeste subie, bien sûr.
      > Peu importe le libellé des factures envoyées ou même le contrat éventuellement signé : ils sont caducs s’ils ne mentionnent ni rémunération de mise en œuvre ni perception de droits dès le moment où, étant présenté comme auteur, vous pouviez prétendre à un contrat d’auteur.

  • Je trouve déplorable votre mésaventure bien qu’elle soit fort généralisée… surtout avec les arts appliqués.
    Ceci dit, défendez-vous ! Prenez un avocat, inscrivez-vous à l’ADAGP et s’il vous plait arrêter de travailler sans contrat et bon de commande mais surtout arrêter aussi de vous faire sous-payer. Une illustration de couverture pour 100€ c’est la misère et vous cassez le marché…Je suis moi-même illustratrice et je déteste les gens qui se laisse exploiter comme vous car il m’empêche de gagner correctement ma vie.
    Comment se faire payer correctement quand des personnes comme vous accepte des prix aussi ridicules.
    Il faut lutter pour nos droits et nos revenus ! Bon courage.

    • Sous ses dehors « Petite maison dans la prairie », il faut savoir que le monde de l’édition c’est « Dallas » ! Et Jacques-Marie Laffont est un parfait JR. Je connais quelqu’un qui a figuré en couverture d’un best-seller. Je ne vous dirai pas combien il a touché. Pour ne pas vous fâcher davantage…C’est l’omerta.

      • Arrêtez de faire semblant d’en savoir plus que vous n’en savez réellement, Ravachol.
        Je suis éditeur dans une petite maison, les tirages de certains de nos livres sont très faibles (2000 ex.), ça ne nous empêche pas de payer (les agences, qui ont de vraies grilles tarifaires) bien plus que 100€ pour une illustrations de couverture. Si vous connaissez vraiment des gens mystérieux dont vous ne pouvez rien dire, ils se sont fait avoir, c’est tout.
        Il existe bien évidemment des mauvais payeurs mais accepter une misère en guise de rémunération et ne jamais recevoir son chèque, ce sont deux choses différentes.

        Nadja a raison : quand on décide de travailler et d’être rémunéré à un niveau artistique, on le fait en tant que professionnel, et si on ne sait pas faire on prend le temps d’apprendre (contrat stipulant la nature de l’ouvrage, ses auteurs, le tirage, la date de publication…).
        Mais Nadja : le faire ne dispense pas non plus de s’efforcer de conjuguer correctement lorsqu’on écrit (et si l’on ne peut éviter les fautes pour telle ou telle raison, on s’en excuse)

        • Je ne fais pas semblant, je protège l’anonymat de la personne dont je parle. Il ne s’agit pas d’une agence mais d’une personne qui, comme Catoune, n’a pas l’habitude de la négociation et n’en connaît pas toutes les règles. Le monde de l’édition, je le répète, que personnellement j’adore, n’est pas pavé que de bonnes intentions. Les conditions contractuelles imposées aux auteurs sont souvent à la limite du « léonin » pour qui ne sait pas se défendre. Et quand il s’agit de droit à l’image ou de droit de la propriété intellectuelle, les éditeurs mettent toutes les chances de leur côté. Dans la présente affaire, les caricaturistes n’ont certes pas été très exigeants sur le montant de leur cession de droit d’utilisation mais ils ont surtout été arnaqués et moralement arnaqués, ce qui est pire encore pour un artiste. J’en sais beaucoup plus que vous ne pouvez l’imaginer sur les arnaqueurs en question. J’en parlerai sans doute dans un livre, un jour…

  • Catoune, Je ne voudrais pas vous décourager mais Jacques-Marie Laffont qui était très proche du PS dans les années 80 (il a entre autres publié L’Album du 10 mai ») et qui surtout essayait alors de promouvoir de vrais auteurs, a peu à peu mal tourné (comme éditeur car politiquement c’était déjà une faute de goût) jusqu’à éditer Gilbert Collard en 2000 et un peu tout et n’importe quoi. Mauvaise nouvelle : il ne paie jamais ses dettes, ni personnelles, ni professionnelles. Je vous souhaite bon courage pour récupérer vos droits mais je pense que vous allez y perdre beaucoup d’énergie…Honte à Canal + qui a donné dans le panneau, alors que les casseroles de ce monsieur sont innombrables, à la hauteur de son culot.

  • Ça y est : articles dans Libé, le Figaro et d’autres médias devraient s’y mettre aussi.

    Courage !

    En outre, il est confirmé que boutin savait donc vous êtes libre d’attaquer et de faire interdire son livre.

    Go !

  • En cliquant sur le lien que tu donnes vers la 4e de couv et qui renvoie sur le site de la fnac, on peut voir dans les caractéristiques détaillées du livre, que pour eux il n’y a « pas d’illustration ». Super.

  • Que Catoune se soit faite piégée je peux comprendre, mais que la direction du Grand Journal n’ait pas fait de recherches auprès des caricaturistes avant d’inviter Boutin et son éditeur, ça me dépasse, et ça me dépassera toujours avec ce genre d’émissions. Le travail de recherche est quand même sensé être le B.A-BA des « journalistes ». Espérons qu’ils diffusent au moins par la suite un communiqué d’excuses pour leur incompétence et la perfidie dont fait preuve Boutin.

  • Cela peut arriver à tout le monde de se faire avoir par des escrocs, et je ne comprends pas ceux qui reprochent aux dessinateurs piégés leurs prétendue « légèreté ». Cette rhétorique est intolérable, dans toute situation (= dans toutes les escroqueries, ceux qui regardent de loin peuvent dire « tu es idiot de t’être laissé-e piéger, etc. », c’est une posture un peu facile).

    En revanche, une fois l’escroquerie advenue, il faut se battre.

    Qu’il n’y ait pas de contrat écrit n’y change rien : il y a bien eu travail, c’est parfaitement argumentable en droit (encore heureux !). La tromperie sur l’objet du travail reste une tromperie, condamnable en justice. Le non-paiement d’un travail (facile à prouver… puisque les dessins sont dans le livre, ils ont donc bien été dessinés !) reste un délit. Etc.

    Il est absurde (et assez exécrable) de faire la leçon aux victimes d’une escroquerie. En revanche, il est nécessaire à ces victimes de se battre, d’attaquer en justice, d’obtenir réparation.

  • Cela vous fait une publicité et toute publicité est bonne à prendre. Il faut maintenant faire un compte instagram et caricaturer Sarkozy comme d’autres illustrateurs, puis dire les migrants c’est bien, le mariage pour tous c’est bien, Valls et Hollande deux méchants, Taubira trop parfaite, être de gauche et le fn caca, etc.

  • Je vois que certainEs ont le jugement bien facile.
    « tu aurais dû faire attention », « on fait pas ci », « on cherche sur Google »… et j’en passe.

    C’est facile de donner des leçons quand on n’est pas concerné par le sujet. Faisant moi-même parti des dessinateurs présents dans ce livre, j’ai fait mes propres recherches aussi avant d’accepter. Mais pas assez. L’auriez vous fait ?

    Quant à la suite, c’est une déconcertante « normalité » dans le cadre d’une cession de droits : un bon de commande, une facture avec les mentions légales… et ça part dans le circuit. Ce n’est pas la première fois que je cède les droits d’illustrations pour un livre et ça s’est toujours passé ainsi.

    Je déteste jouer les victimes, mais c’est un peu simpliste de penser qu’on pouvait ne pas tomber dans le panneau. Nous sommes quand même plusieurs dessinateurs à avoir la même histoire, et pas que des jeunôts.

    Ce qui m’agace, c’est d’avoir la désagréable impression de faire partie d’un plan de comm’ malgré moi, sur un livre qui ne mérite même pas, selon moi, ce buzz…

    • Rien à ajouter, si ce n’est qu’il faut espérer que cette histoire servira de leçon à d’autres camarades de crayons et qu’ils(elles) feront plus gaffe que nous l’avons fait…

      • Si vous aviez lu mon commentaire, vous sauriez que si, justement, ce genre d’affaires m’a déjà concerné.

        Oui, je l’ai déjà fait. Presque arnaqué une fois, y aura pas de seconde.

        Oui, il faut faire attention et au vu de votre réputation, votre manque d’investigation me choque, Nawak et je ne suis pas le seul que ça surprenne.

        Je peux vous assurer que personnellement, même si j’ai une idée qui ne serait pas l’idée du siècle, je la protègerais : mes projets actuels sont hyper-sécurisés et dispatchés, sans oublier leur protection à la SACD et à la SGDL.

        Inutile, aussi, de vouloir que j’en parle sur des réseaux sociaux publics ou à des gens que je ne connais pas au moins de visu.

        Oui, on peut être encore plus réputé et néanmoins être victime d’une arnaque. Mais ça reste quand même choquant car pour moi, il y a manque de sérieux et de recherche.

        Ensuite, pour une dessinatrice, accorder une cession de droits est aberrant : il ne faut pas une cession totale mais partielle et segmentée, donc pour tel ou tel support, rien d’autre.

        C’est la base.

        Enfin, je ne sais pas si boutin est au courant ou pas mais il faut être prudent la concernant : sans preuves précises l’impliquant, il serait suicidaire de s’attaquer à elle. Pour l’instant, mieux vaut s’en prendre à l’éditeur, bien peu fiable.

        Courage.

  • Du point de vue financier vous pouvez réclamer vos droits « copie privée » auprès de l’Adagp si vous avez eu plusieurs passages télé (chaque apparition à l’écran de chaque dessin compte pour un passage) et presse, ça vous permettra de récupérer bien plus que la valeur de la commande initiale .

      • N’hésitez pas à adhérer à l’Adagp (pour faire valoir ce droit, la cagnotte existe si vous vous manifestez, c’est à dire si vous adhérez et justifiez de publications (livres presse…) et passages média, la part qui vous revient vous sera reversée (et c’est rétroactif sur les dix dernières années!)
        http://www.adagp.fr/fr/droit-auteur/droits-collectifs
        Rien qu’avec les passages télé du bouquin Boutin, ça pourrait ce chiffrer en K€.
        L’adhésion (achat d’une part sociale) est de 15€ pour la vie (pas de cotisation annuelle) http://www.adagp.fr/fr/auteur/adherer-adagp
        Le plus pénible c’est de faire la liste exhaustive de toutes les publications (eventuellement sur 10 ans) .
        Mais je vous assure que ça vaut le coup .
        Et puis ça vous permettra de surmonter le sentiment d’avoir été flouée, voire de rémunérer un avocat.

        • Ben si Truti, elle peut car les sociétés d’auteurs sont statutairement obligées de conserver 10% des droits pour faire face aux demandes des artistes qui se réveillent tardivement comme Catoune.
          Et si c’est rétroactif sur 10 ans (on parle des droits collectifs).
          Et peu importe qu’elle adhère demain .
          Renseignez-vous avant d’être péremptoire 😉

          • Ben non Franck : « L’Adagp gère les droits d’auteur de l’ensemble de votre œuvre mais n’intervient pas pour les contrats que vous avez signés antérieurement à l’adhésion, ni bien évidemment, lorsque vous vendez votre œuvre à une galerie, un particulier ou un musée. » http://www.adagp.fr/fr/auteur/adherer-adagp
            Je ne suis pas péremptoire mais éditeur. Vu la confusion des termes que vous manifestez, je vous conseille l’utilisation d’un dictionnaire, pour commencer [non, ne me remerciez pas, c’est naturel, chez moi. :)]

          • Je corrige: Depuis la loi du 11 mars 2014 le délai est passé à cinq ans à date de répartition (L321-1 du code de la propriété intellectuelle) donc dans la réalité, les sommes etant réparties à N+1, ça amène à six ans effectifs .

          • L’ADAGP gère les droits collectifs, la perception des DA, la défense des droits moraux et matériaux et aide à l’obtention de l’AJ. Mais pas de précédure judicaire. Contacter ADAGP au stade du litige que rencontre Catoune aujourd’hui n’est qu’une perte de temps : ils vont lui dire « consultez un avocat spécialiste – comme Emmanuel Pierrat – Et par ailleurs, adhérez pour l’avenir » C’est tout. Un café ?

          • Oui, c’est vrai bien que la loi du 11 mars 2014 concerne davantage la lutte contre la contrefaçon, et la loi L321-1 du CPI, les sociétés de perception et de répartition des droits d’auteur.
            Le livre est publié et mis en vente : je serai à sa place, je courrais à brides abattues chez un avocat. Pas vous ?

          • J’ai uniquement conseillé à Catoune de faire valoir ses droits à répartition de Copie Privée, au vu de la diffusion (télé notamment) ce qui lui permettrait de ne pas être totalement perdante dans cette affaire, au moins sur le plan financier, puisque cette répartition est de droit (pas de litige de ce coté là, nul ne conteste qu’elle soit l’auteur des dessins diffusés).
            Je n’ai jamais parlé des autres droits, ni d’impliquer l’adagp dans une procédure.
            A mon tour de vous délivrer un conseil: consultez un ophtalmo Truti .

          • Voui voui… Après l’Adagp, les droits à répartition de copie privée ; c’est bien le problème qui nous préoccupe. Le passage TV d’une oeuvre c’est du droit dérivé. Dérivé de quoi au fait ? Encore faut-il qu’elle ait signé un contrat à compte d’éditeur en bonne et due forme. Vous avez lu son contrat ? Non. Bon, tout ce que vous dites n’est pas faux mais dans le désordre, et parfois hors-sujet et parfois erroné (la rétroactivité des droits collectifs d’adhérent à l’Adagp, hu hu !)
            Plus sérieusement, je crois que le message est passé : consulter un avocat.
            Bonne nuit 🙂

          • Vu les niveau de rémunération de Catoune je ne suis pas persuadé qu’elle puisse s’offrir les services d’un avocat… Truti conseilleur n’est pas payeur.
            Concernant les droits Copie Privée suite à une diffusion TV, cela n’a strictement rien à voir avec des droits dérivés. Vous écrivez n’importe quoi.
            Au fait, je suis artiste adhérent à l’Adagp, je touche des droits Copie Privée sur la diffusion de mes oeuvres et le contrat entre l’artiste et l’éditeur n’y joue aucun rôle.
            J’ai aussi touché des droits rétroactivement….
            Je me suis trompé sur votre compte Truti, ce ne sont pas vos yeux qui vous empèchent de comprendre ce que j’écris 🙂

          • On avait bien compris que vous n’étiez ni éditeur, ni avocat pour pérorer ainsi à propos de l’Adagp dans un stade pareil du litige, sans avoir lu le contrat de Catoune. De surcroît sous prétendez être adhérent à l’Adagp et vous confondez antériorité et postériorité ? C’est trop drôle ! http://www.adagp.fr/fr/auteur/adherer-adagp. Allez donc faire un stage chez eux : vous avez manifestement du temps libre pour rattraper vos lacunes, notamment sur les droits dérivés : revoyez la séquence TV et dites-nous si vous voyez une illustration ou une illustration sur un LIVRE, Monsieur Jesaistout (attention, y a un piège…)

          • C’est vous qui mélangez droits de reproduction et rémunération de la copie privée.
            Et ce n’est même pas drole , votre mauvaise foi est confondante.
            J’arrete là.

          • Débat de toute façon totalement théorique en l’espèce car la mauvaise foi de l’éditeur en question est, elle, tellement au-delà du confondant, qu’il n’est pas la peine à mon sens d’engager une action en justice, sauf à vouloir perdre du temps et de l’argent. Renseignez-vous sur ses précédents procès ou affaires en tout genre…

          • Ravachol : c’est malheureusement un cas pratique trop courant aux abords de notre profession. Ce sont des manquements graves au droit du CPI, aussi bien au droit moral qu’aux droits patrimoniaux de l’auteur-illustrateur, mais également un abus de confiance et un préjudice professionnel pour Catoune. L’Adagp ne fait aucun recours dans cette situation précise. Le livre étant déjà publié et diffusé, le seul recours est la voie judiciaire par l’action d’un avocat qui demandera un référé pour stopper la vente, et au passage l’aide juridictionnelle pour sa cliente afin qu’elle bénéficie d’une prise en charge des honoraires.

    • Sauf que ça n’a rien à voir.

      Quand on se fait agresser, on ne peut pas savoir que l’autre est dangereux avant de le voir, sauf si il est connu médiatiquement style « mettre le nom d’un agresseur connu ».

      Or, là, il suffisait de taper dans Google les noms des gens écrivant cette lettre et hop, on savait à qui on avait affaire.

      De plus, s’il est très compliqué de mettre un terme à une violence physique ou verbale et de s’en préserver, rien n’est plus simple pour une oeuvre.

      Il suffit de la déposer à la SACD ou à la SGDL : retour de bâton assuré pour le plagieur.

      C’est encore plus simple dans le cas de Catoune, qui peut faire un book de tous ses dessins alors qu’un chanteur ou un artiste comme moi, eh bien, nous devons faire une protection par oeuvre.

      Ici, il n’est pas certain que boutin soit au courant et l’attaquer frontalement serait une forme de suicide si l’on n’est pas certain de ce qu’elle sait ou non.

      Bref, il faut tout de suite se mettre en rapport avec un avocat, LPJ et toujours protéger ses projets futurs.

      Cependant, à mon humble niveau, je vais faire une mauvaise pub à ces types, bien connus pour leurs agissements limites.

      Si ça peut aider, je le fais volontiers.

  • Alors, 2 conseils.

    Ne laissez pas passer ca, en faisant appel à un avocat.

    Devenez intelligente pour vous éviter de futures déconvenues.

    Votre histoire est triste mais vous êtes quasi aussi fautive que ces abrutis.

    Certes, pas pour les mêmes raisons.

    Eux le sont pour tromperie, vol et utilisation non autorisée.

    Vous, pour défaut de protection (une protection sacd, c’est 50 euros pour 5 ans), « légèreté intellectuelle » (qui enverrait des dessins sans avoir demandé des précisions supplémentaires) et méconnaissance du droit.

    Vous parliez de crédibilité ? Vous n’en ne avez plus, car si vous aviez fait des recherches, vous sauriez que ce sont des types assez arnaqueurs et que sans contrat, il ne faut rien faire.

    Plaignez-vous, ça servira au moins à de futures victimes et surtout, protégez vos futurs dessins, assez biens par ailleurs.

      • Désolé mais c’est vrai que vous avez mal joué votre coup.

        Pour une artiste pro (aux beaux dessins) qui est sur Internet, c’est dommage de ne pas se servir de Google.

        Finalement, si ça se trouve, boutin n’est pas du tout au courant.

        Vous saurez, pour la prochaine fois, ce qu’il faut faire ou ne pas faire.

        Comme l’a conseillé quelqu’un ici, prenez contact avec le Petit Journal.

        Courage.

        • J’espère pour vous que vous ne vous retrouverez jamais dans cette situation. Et pour info, des dessinateurs bien plus expérimentés que moi se sont hélas fait avoir de la même manière.

          • Oui, des dessinateurs expérimentés en dessin, pas en recherche internet ni en droit.

            On peut être talentueux et se fair plumer, ça arrivé fréquemment.

            Mais en 2016, c’est triste de voir que les gens ne se servent pas des outils quilles ont pour éviter ça.

            Cependant, à mon humble niveau, je vais faire une mauvaise pub à ces types, bien connus pour leurs agissements limites.

            Si ça peut aider, je le fais volontiers.

  • Sans devoir connaître les termes de votre contrat, deux faits : Hoche Communication/Jacques-Marie Laffont éditeur sont des margoulins venant du marketing publicitaire, pas du monde de l’édition. Au stade du litige, vous devez consulter un avocat spécialisé de l’édition et du droit à l’image ; et pas un autre. Je ne saurais trop vous conseiller Me Emmanuel Pierrat, spécialiste du droit de la propriété intellectuelle, lui-même auteur et éditeur, il accompagne également ses clients artistes et auteurs dans le cadre de la négociation de leurs contrats : http://www.cabinet-pierrat.comcontact@cabinet-pierrat.com – 91 boulevard Raspail 75006 Paris, Tél : 01 53 63 29 40. Bon courage.

  • Je me permet de revenir au premier conseil de la liste. Prenez un avocat. Ne laissez pas passer ça. Votre droit moral semble clairement baffoué si le contenu du livre ne correspond pas au sujet évoqué dans la commande.

  • Un conseil, très rapide parce que j’estime qu’il ne me revient pas de prendre position vu mon ignorance: prenez rapidement un avocat spécialisé en droit d’auteur. Vu l’importance et la notoriété de la partie adverse, prenez-en un grand / un bon. Et suivez ses conseils plutôt que les nôtres. Vous pouvez me contacter si vous n’avez pas trop d’idées en la matière (je peux demander autour de moi et trouver). Cela me paraît la seule réaction adéquate vu les enjeux (retrait du livre et dédommagements, idéalement).

  • « ils grillent ma crédibilité en tant que dessinatrice indépendante  »
    Excuse-moi, mais…de quelle crédibilité parle-t-on quand on accepte de faire 12 illustrations pour 100 euros?
    Car c’est surtout ça que je trouve hallucinant dans cette histoire.

  • Pour information il me semble qu’un Bon de commande fait office de contrat donc ils ne sont pas attaquables de de point de vue là, surtout si le Bon de commande est assez vague sur la destination des dessins.

    En revanche je suis halluciné qu’ils ne vous aient pas payé, surtout vu la somme O_o
    J’ai bien peur que cela se résume par un paiement en retard de leur part sans beaucoup d’angles d’attaque de votre côté si les conditions d’achats du Bon de commande ont été habillement rédigées.

    • Faux.

      Quand le contrat est « vague », le « flou » revient à l’auteur (ici au dessinateur/trice).

      Ils peuvent aussi attaquer pour atteinte à leur droit moral.

      Quant à la rémunération, si elle n’a pas été effectuée, double peine!

  • En ce qui concerne les factures impayées, c’est une procédure courante qu’il faut faire. Rappel, mise en demeure, huissiers… le reste relève des Droits d’auteur. Vous devriez porter plainte avec l’aide de votre société de droit d’auteur. Suppression de signature, respect de l’intégrité de l’œuvre, publication non conforme… Seul un bon de commande (une demande par mail) ou à défaut une facture pourra prouver votre bonne fois. En Belgique nous avons la SOFAM ou la SABAM. Chez vous en France il y a L’ Adagp, la SCAM ou la SAIF, qui font pour les arts graphique ce que fait la SACEM pour les musiciens.

  • il me semble que s’engager sur la seule bonne foi des personnes qui vous ont contactée, me paraît bien hasardeux, surtout pour un livre qui se devait de traiter de politique ; pourquoi accepter sans contrat, délimitant clairement les contours de votre collaboration, que ce soit su r leprix ou sur le contenu ? Christine Boutin se conduit comme un voyou, mais si je peux me permettre, en qualité de professionnelle vous auriez dû formaliser votre travail

  • S’il n’y a pas de contrat alors c’est simplement du vol. Et le droit d’auteur reste tres bien protégé en France. Vous devriez attaquer sans attendre…

    • Première étape : un communiqué commun de tous les dessinateurs pour se dédouaner du projet.
      Deuxième étape : obtenir gain de cause devant la justice !

  • Salut Catoune
    Pour ma part, j’ai été contacté en automne dernier par l’éditeur qui voulait utiliser un dessin ancien pour ce livre qui m’a été présenté comme un recueil de caricatures SUR Christine Boutin et pas du tout comme un livre DE Christine Boutin. J’ai reçu comme c’est l’usage un bon de commande et j’ai facturé après négociation 66 euros pour la publication de ce dessin, tarif assez courant. Depuis plus de nouvelles et pas de règlement malgré deux relances bien que le dessin soit publié (et présenté sur Canal + dans le Grand Journal).
    Je ne compte évidement pas en rester là !

      • Bonjour,
        je ne suis pas spécialiste de la question, mais en tant qu’avocat ça me choque particulièrement.
        en fonction de ce que vous souhaitez, au lieu d’aller chercher à obtenir le paiement des factures, vous pouvez à mon avis vous battre sur l’absence de cession de vos droits d’auteurs en l’absence de paiement régulier + atteinte à votre droit moral sur vos œuvres qui ne sont pas utilisées comme vous le souhaitez.
        Vous pouvez faire interdire le livre ! et obtenir des dommages-intérêts si vous jouez bien votre coup. mais dépêchez vous! plus vous attendez, plus on dira que vous « cautionnez » l’utilisation de vos œuvres ( car il s’agit d’œuvre, au sens du droit!)

    • Le projet devait être confidentiel à l’origine, le tarif me paraissait faible, mais pas indécent.
      Et il n’y a évidemment pas de contrat, ce serait trop simple…

      • En fait, 1.500 à 2.000 exemplaires, ce n’est pas confidentiel ! Peut-être en BD ou livres jeunesse (qui ont la chance d’obtenir des audience plus larges), mais en livres « classiques », 2.000 exemplaires est un tirage tout-à-fait normal et sérieux.
        Les livres politiques, d’ailleurs, se vendent rarement à plus de 1.000 exemplaires (même ceux de personnalités très connues) – bon, en revanche, ils sont certes souvent tirés à bien plus, car l’important pour eux est la « visibilité », quitte à avoir 95% de retours (invendus).

        En tout cas, cette affaire est un pur scandale, et j’espère que d’une part vous aurez gain de cause en justice, et d’autre part la duplicité et la malhonnêteté de C. Boutin sera mise en lumière médiatiquement.

      • MAIS même s’il n’y a pas de contrat en bonne et dûe forme, il y a des courriers, un bon de commande, qui permette de faire le point sur ce qui vous a été demandé, et la manière dont ça aurait du être utilisé. Un bon avocat n’aura aucun mal à vous dépatouiller tout ça, je pense. Bon courage et espoir pour que Justice (celle des hommes) soit rendue. Peut-être devriez-vous également informer tous les médias (y compris Charlie H et la Canard Enchainé) de votre mésaventure, et les rédactions des chaines….

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